Le constat à l’amiable : L’examen que tout le monde rate sous la pluie.
3 erreurs fatales en remplissant votre constat qui vont vous rendre responsable.
Il pleut, vous êtes en retard pour un rendez-vous à Liège, et soudain, c’est le choc. Un accrochage à un carrefour de Blegny. Le cœur bat vite, on sort de la voiture, on s’énerve ou on s’excuse… et on finit par remplir ce fameux constat amiable sur un coin de capot mouillé.
Attention : Ce morceau de papier est un document juridique. Une fois signé, il est presque impossible de revenir en arrière. Une simple croix mal placée ou un commentaire mal placé, peut transformer une victime en coupable aux yeux des assureurs.
À la gestion des sinistres au bureau, nous voyons trop souvent des conducteurs de bonne foi se faire «piéger». Voici les 3 erreurs fatales à éviter absolument.
1. Cocher la case «Sortait d’un stationnement» par erreur
C’est l’erreur classique du conducteur poli. Vous étiez garé, vous aviez déjà commencé à rouler depuis 50 mètres, mais au moment de l’impact, vous vous dites : « Après tout, je venais de quitter ma place ». Vous cochez la case n°2.
Le verdict cash : Pour un assureur, celui qui «quitte un stationnement» effectue une manœuvre. Et en code de la route, celui qui fait une manœuvre perd sa priorité face à celui qui roule normalement. En cochant cette case sans précision, vous prenez 100 % des torts, même si l’autre roulait à 80 km/h en ville.
Notre conseil de pro : Ne cochez cette case QUE si l’impact a eu lieu au moment précis où vous glissiez hors de votre place de parking. Si vous rouliez déjà, ne cochez rien et précisez «roulait normalement» dans les observations.
2. Faire un croquis ambigu (ou l’oublier)
Le dessin est souvent la partie la plus redoutée. On n’est pas des artistes, alors on dessine deux rectangles et une flèche. Mais si le croquis ne montre pas clairement la ligne médiane, les panneaux de signalisation ou la direction des voitures, l’assureur interprétera le doute contre vous.
• L’erreur fatale : Dessiner votre voiture avec l’avant qui dépasse légèrement la ligne centrale alors que vous étiez bien dans votre bande.
• La conséquence : L’assureur conclura que vous étiez en train de dévier de votre trajectoire ou d’effectuer un dépassement.
Notre conseil de pro : Dessinez toujours l’axe de la chaussée (la ligne blanche). Indiquez le nom des rues et surtout, dessinez des flèches pour montrer le sens de circulation. Prenez des photos de la position des véhicules avant de les déplacer, cela nous aidera à contester un croquis mal fait.
3. Ne pas mentionner les «Observations» et signer dans l’urgence
L’autre conducteur est pressé, il vous dit : « On n’a qu’à signer là, les assurances s’arrangeront ». Sous la pression, vous signez un constat où l’autre a coché des cases qui ne reflètent pas la réalité.
Le verdict cash : Signer un constat, c’est marquer son accord sur tout ce qui est écrit au-dessus. Si vous n’êtes pas d’accord avec la version de l’autre, ne signez pas.
Notre conseil de pro : Utilisez la case «Observations» pour noter les faits tels qu’ils se sont déroulés (ex: «Le véhicule B a brûlé le feu rouge» ou «Le conducteur B reculait»). Si l’autre refuse de signer ou devient agressif, ne forcez pas : notez sa plaque, prenez des photos, cherchez des témoins à proximité en prenant soin de noter leurs coordonnées et appelez la police.
Le bonus : Une application ou le constat papier ?
Aujourd’hui, vous pouvez remplir votre constat via smartphone suivant certaines applications. C’est pratique car cela guide l’utilisateur pas à pas. Cependant, le vieux constat papier reste une valeur sûre dans le stress.
Notre avis de courtier : Le constat est le seul juge de paix de votre accident. Un doute au moment de le remplir ? Appelez-nous. Même si c’est un samedi, laissez un message ou tentez de nous joindre.
Une question, un conseil ?
N’hésitez pas à nous contacter : Tél : 04 387 45 41 ou email : info@ryavec.be